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SECTEUR DE LA SANTÉ: QUAND L’ILLÉGALITÉ DEVIENT LA NORME

SECTEUR DE LA SANTÉ: QUAND L’ILLÉGALITÉ DEVIENT LA NORME

Ce texte a été publié sur Seneweb depuis 2016. Suite aux développements de l’actualité de ces derniers jours nous le partageons avec nos lecteurs.

Les Sénégalais ont fini de se familiariser en ces temps qui courent avec un nouveau business qui se prolifère dans le secteur aussi sensible que fondamental que constitue la Santé. Les populations sont agressées et appâtées par la publicité illégale et mensongère à travers tous les supports de communications possibles (médias, réseaux sociaux, transports en communs…) que mènent les promoteurs d’une «nouvelle médecine». Tout le monde a vu ou entendu la publicité des deux structures que sont: le GROUPE AFRIQUE SANTE (GAS) et HAOQI BIOTECHNOLOGIE SARL (HB). Bon nombre de nos concitoyens ont eu la malchance d’être parmi les premières victimes de ce nouveau business.

A la différence des Tradi-praticiens qui se limitent jusqu’ici à utiliser les termes de la médecine moderne ou, tout au plus, à se procurer illégalement de ses services pour la réalisation d’examen complémentaires, ces deux structures précitées se livrent carrément à l’exercice illégal de la médecine en son domaine le plus sophistiqué qu’est l’imagerie médicale.

L’un, en l’occurrence le GAS, nous parle d’une médecine naturelle avec la réalisation d’un bilan complet de tous les paramètres de l’organisme (sang, lipides, os, sperme, prostate, foie, hormones, cerveau, cœur…) par magnétisme (IRM = Imagerie par Résonnance Magnétique) grâce à une baguette « magique » que la personne tient à la main pendant quelques secondes. Pour votre information j’ai subi moi-même ce test dans leur stand à l’occasion de la Foire Internationale de Dakar (FIDAK 2015). Quant à l’autre (HB), il nous parle d’une médecine naturelle chinoise avec la réalisation d’un scanner complet de tout le corps (BODY-SCAN).

Les questions légitimes qu’une personne profane en la matière peut se poser sont : le service proposé est-il de bonne qualité ? Est-il sans danger pour l’organisme ? Est-il reconnu scientifiquement ?

Pour éclairer la lanterne de ce profane, nous lui apportons les réponses suivantes :
– Pour avoir reçu personnellement, à maintes reprises, des comptes-rendus d’examens provenant de ces structures et les avoir confrontés aux résultats des examens complémentaires réalisés dans nos services pour ces mêmes patients, j’affirme que c’est de la pure arnaque. Je vous épargne d’une argumentation technique basée sur les principes physiologiques, biophysiques, biochimiques qu’utilisent les procédés diagnostiques et thérapeutiques de la médecine moderne.

– Quant à l’innocuité des procédés utilisés par cette «nouvelle forme de médecine», personne ne peut le garantir par le simple fait qu’ils n’utilisent pas les méthodes conventionnelles. Ceci, nonobstant des effets des produits qu’ils prescrivent à la fin de leur prétendue consultation. Ce qui nous amène à parler de leur validation par la communauté scientifique.

– D’emblée, nous disons que les procédés de cette « nouvelle médecine » ne bénéficient d’aucune reconnaissance au sein de la communauté médicale nationale et internationale. En effet, nous ne saurions être les plus avancés dans le domaine de l’innovation en santé pour être les seuls à disposer de cette « révolution » médicale. Personne n’a jamais assisté à un congrès ou à une quelconque rencontre entre acteurs de la santé durant lesquels ces « nouveaux procédés » ont fait l’objet d’une communication, à plus forte raison un consensus.

Au vu de cette situation, la question que l’on se pose est : pourquoi ce business ne prospère que dans nos pays sous-développés ?

Ces réseaux d’arnaques qui ont fini de gangréner pas mal de systèmes sanitaires en Afrique, sont parvenus à étendre leurs tentacules au Sénégal à cause de la déliquescence de l’Etat et de ses démembrements. Comment qualifier le fait que le ministère de la santé et de l’action sociale (MSAS) puisse donner un agrément au GAS pour lui permettre d’escroquer d’une manière impunie les sénégalais, si ce n’est de l’irresponsabilité caractérisée et notoire. Il faut signaler que seul le ministère de la santé a le pouvoir régalien d’autoriser à quelqu’un d’exercer la médecine au Sénégal. Dans le même sillage, le MSAS ferme les yeux sur les agissements de la « multinationale chinoise » qui met fièrement sur ses affiches publicitaires les emblèmes des Républiques du Sénégal et de la Chine. Cependant, nous relevons le paradoxe qui consiste à interdire, à juste raison, la publicité en médecine moderne et l’autoriser à cette « nouvelle médecine ».

Au delà de l’irresponsabilité du MSAS, il faut noter pour le dénoncer la grande inertie avec laquelle les acteurs de la santé à travers leurs organisations syndicales et ordinales ont brillé dans cette affaire. Il est grand temps que ces derniers montent au créneau pour dénoncer cette forfaiture et éclairer la lanterne de leurs concitoyens qui sont laissés entre les mains de ces imposteurs véreux.

La population a une part de responsabilité dans cette situation du moment qu’elle est assez naïve pour croire à toute sorte de sottises. Au lieu de tirer à boulet rouge sur le système de santé conventionnel, quoique étant le terreau d’imperfection et de laxisme, la population devrait accompagner les agents de santé pour construire un système de soins performant.

Auteur: Docteur Amadou SOW

Approvisionnement en médicaments: la COSAS réunit les acteurs autour d’une table

Approvisionnement en médicaments: la COSAS réunit les acteurs autour d’une table

TERMES DE RÉFÉRENCE DU PANEL DE LA COALITION NATIONALE POUR LA SANTE ET L’ACTION SOCIALE (COSAS) SUR LES DÉFIS DE L’APPROVISIONNEMENT EN MÉDICAMENTS ET PRODUITS ESSENTIELS

Date & Lieu: Mercredi 06 Février 2018, de 15H à 18H, à la salle Paul Corréa, EPS1 IHS (ex-Polyclinique)

  1. INTRODUCTION

Dans le cadre des orientations stratégiques de sa politique sanitaire, le Sénégal a déjà entrepris des réformes du secteur pharmaceutique. La politique pharmaceutique nationale vise l’accès à des médicaments de qualité, et repose essentiellement sur une réglementation pharmaceutique forte, un approvisionnement régulier en médicaments et produits de qualité, la promotion et le renforcement de la production locale dans le but d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

Le Sénégal, à l’instar des autres pays en voie de développement, s’est engagé à travers sa politique pharmaceutique nationale à garantir la disponibilité, la qualité ainsi que l’accessibilité des médicaments à toute la population.

Dans notre pays, les études ont montré que les barrières les plus fréquentes à l’utilisation des soins sont liées, entre autres, au transport, à la disponibilité et au coût élevé des médicaments.  Cette situation est exacerbée par les contraintes auxquelles le pays fait face:  

  • une insuffisance chronique de ressources humaines de qualité et leur inégale répartition sur le territoire national,  
    • une faible satisfaction de la demande de soins,
    • une faiblesse de la qualité des plateaux techniques, 
    • un accès difficile aux médicaments, 
    • et des problèmes dans le management, qui se traduisent par des difficultés dans l’optimisation des ressources.

Les initiatives degratuité des soins s’inscrivent dans la volonté politique du Président de la République de passer à l’action pour une couverture sanitaire universelle.

CONTEXTE

L’accès des populations à des médicaments essentiels de qualité, accessibles aussi bien géographiquement que financièrement et correctement utilisés est un défi majeur des politiques pharmaceutiques nationales. 

Le médicament étant une composante importante de tout programme de santé, qui se veut efficace, il est primordial que son accessibilité pour les populations soit garantie par les pouvoirspublics. Or, force est de constater, que les ruptures de stock constituent un problème récurrent dans le cadre de l’approvisionnement en médicaments, entrainant ainsi de graves conséquences au sein de la population. C’est pourquoi toutes les décisions concernant la sélection des médicaments et produits essentiels ainsi que leur approvisionnement sont d’une importance considérable.

PROBLEMATIQUE

Certains pays comme le Sénégal ont mis en place des systèmes nationaux d’approvisionnement en médicaments essentiels reposant pour la plupart sur une centrale d’achat et des structures de distribution aux niveaux central, régional et district. 

Le Sénégal s’est toujours efforcé de s’inscrire dans cette logique. Il s’est ainsi doté d’un système public de santé, auquel il octroie à travers ses différents plans économiques et sociaux de développement, d’importantes ressources budgétaires, même si la part du budget national, consacrée à la Santé n’était que de 8% en 2017, bien en deçà des 15% recommandés par la conférence des chefs d’État tenue à Abuja en 2001.

Concernant l’approvisionnement en médicaments, le Sénégal a mis en place une pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) et ses succursales régionales, les PRA (Pharmacies Régionales d’Approvisionnement), des dépôts de district et des dépôts de centres de santé avec un recouvrement des coûts des médicaments. 

La PNA est le grossiste répartiteur du secteur public et parapublic. Les achats s’y font essentiellement par appels d’offres internationaux en dénomination commune internationale (DCI) et sur la base de la liste nationale des médicaments essentiels (LNME). Ils sontsoumis à la réglementation relative au nouveau code des marchés.

La garantie d’un approvisionnement régulier et constant de médicaments et autres produits de santé constitue un facteur essentiel dans l’amélioration de l’accès aux traitements. 

Ainsi, le Sénégal offre des perspectives attractives d’investissements à travers toute la chaîne de valeur, de la production de médicaments génériques et autres produits de santé. 

Le secteur pharmaceutique dominant est le secteur privé commercial. Il est en constante évolution et joue un rôle de plus en plus important dans la disponibilité et la distribution du médicament dans un environnement marqué par de fortes contraintes financières pour l’État et pour les populations.

Un grossiste répartiteur est une entreprise pharmaceutique ayant pour objet le ravitaillement en médicaments et autres produits essentiels, y compris les produits cosmétiques, autorisés par les dispositions légales en vigueur. Il achète aux laboratoires pharmaceutiques un stock de produits afin de le répartir, de le revendre et de le livrer aux officines de  pharmacie. Au Sénégal l’autorisation d’ouverture d’une société de grossiste répartiteur est délivrée par le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS) via la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM), à condition de remplir toutes les formalités (dépôt de dossiers au complet).

Malgré la mise en place d’un système d’homologation des prix des médicaments et l’achat par appel d’offres, les médicaments restent relativement chers dans les structures sanitaires publiques et celles du secteur privé. 

Mais l’augmentation constante du nombre de partenaires impliqués dans l’approvisionnement en médicament essentiels et autres produits de santé a multiplié les structures d’approvisionnement et de distribution. C’est dans ce contexte et afin d’assurer un approvisionnement cohérent et efficient que le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale(MSAS), à travers la Direction de la Pharmacie et du Médicaments (DPM), a sollicité l’appui de l’OMS pour réaliser la cartographie de l’approvisionnement et de la distribution des médicaments essentiels et autres produits de santé au Sénégal. 

Du moment que plusieurs sociétés se partagent le marché de l’approvisionnement en médicaments dans notre pays, il serait pertinent de se pencher sur la valeur ajoutée qu’une synergie d’action des différents circuits pourrait apporter.

Afin de contribuer à l’amélioration de la politique pharmaceutique, plus particulièrement celle de l’approvisionnement en médicaments et produits essentiels, qui est très réglementé et complexe, la Coalition pour la Santé et l’Action sociale (COSAS) a retenu d’organiser ce panel de discussions et d’échanges, à l’intention des professionnels et du grand public .

OBJECTIFS

Objectif général : 

Partager le circuit d’approvisionnement des médicaments pour améliorer l’accès des populations à des médicaments essentiels de qualité, géographiquement, financièrement accessibles. 

Objectifs Spécifiques 

Partager les informations sur  le système d’approvisionnement et de distribution  en produits pharmaceutiques.

Identifier  les défaillances majeures de l’approvisionnement

Analyser  les causes et les facteurs favorisants ces défaillances ;

Identifier les interventions essentielles pour lever ces défaillances 

Faire des recommandations pour l’amélioration de l’approvisionnement et de la distribution des produits pharmaceutiques

RESULTATS ATTENDUS

Les informations sur le système d’approvisionnement et de distribution  en produits pharmaceutiques sont partagées

les défaillances majeures dans le système d’approvisionnement sont identifiées

les causes et les facteurs favorisant ces défaillances sont analysés

les interventions essentielles pour lever ces défaillances sont identifiées

Des recommandations sont faites pour l’amélioration de l’approvisionnement et de la distribution des produits pharmaceutiques 

MÉTHODOLOGIE

Organisation d’un panel autour de la question.

Identification des panélistes

Communication introductive par l’animateur (trice) principal(e).

Interventions brèves et concises des panélistes ( 15’ max.) sur les questions suivantes :

Quels sont les problèmes d’approvisionnement rencontrés (disponibilité)?

Comment rendre les médicaments et produits essentiels moins chers (accessibilité financière) ?

Que dire de la problématique des médicaments de la rue ?

Une synthèse succincte, précise  sera assurée par les rapporteurs qui seront désignés au courant de la séance.

DATE ET LIEU 

Le panel se déroulera le 06 février à la salle de conférences Paul Corréa de l’EPS1IHS, de 15H à 18H. 

  • ANIMATEURS
N°Structure Prénom et Nom
1PNADr Annette Seck Ndiaye
2DPMDr Amadou Moctar Dièye
3GROSSISTES PRIVESDirecteurs Laborex/Duopharm
4EPS 3 HALDDr Babacar Thiandoum
5MCDDr Jacques Diamé Ndour
6COSASDr Sokhna Gaye, Pr Abdoul Kane
Coumba Diouck ou le refus de la fatalité!

Coumba Diouck ou le refus de la fatalité!

Depuis novembre 2016, Coumba Diouck travaille à la pharmacie du Centre Talibou Dabo, une institution publique de Dakar d’éducation et de réadaptation pour enfants handicapés.
« Travailler dans cet endroit, me met face à d’autres types de handicap et me permet de mieux appréhender le mien ».
Car Coumba Diouck a perdu l’usage de ses jambes à l’âge de six ans. On venait de lui diagnostiquer une tumeur ovarienne et tissulaire. Mais l’intervention chirurgicale a mal tourné. Les complications s’enchaînent. Entre une chimiothérapie et une radiothérapie, elle est souvent plongée dans un coma profond. Peu de gens osaient alors miser sur sa survie, mais c’était sans compter l’énergie et la rage de vivre de la native de Noflay, Petite localité du département de Rufisque. Pendant près de trois ans elle reste ainsi à l’hôpital. C’est son père kinésithérapeute, qui s’emploie durant cette longue hospitalisation à faire qu’elle soit alphabétisée comme les autres enfants de son âge. De retour à la maison, la petite Coumba décide d’aller à l’école. Ses parents s’y opposent, plus par besoin de la protéger cependant qu’autre chose.
C’est finalement le répétiteur qui s’occupait de ses sœurs qui convainc ses parents de la laisser y aller.
M. Niang, c’était son nom, acceptait même de l’encadrer gratuitement. Forte de ce soutien, elle intègre l’école Franco-Arabe Tafsir Djibril Diop de Rufisque en classe de CE2. Elle poursuit brillamment sa scolarité aux côtés de sa sœur. À l’obtention de son bac S2, elle décide d’entamer des études de médecine. « Je voulais faire ce cursus pour comprendre comment une petite fille de 6 ans a pu avoir un Cancer de l’ovaire, car jusqu’à présent, les médecins ne m’ont pas encore donné d’explications ». Pourtant, elle doit abandonner ce rêve. Réaliste, elle se rend compte que des études en médecine, en chaise roulante seraient très compliquées. Qu’importe, elle ira quand même à la faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, mais en Pharmacie. « Travailler en officine serait moins problématique dans ma situation ». Mais elle était loin de s’imaginer que le chemin qui y mènerait serait long et semé d’embûches. Car à l’UCAD, rien n’est adapté aux personnes à mobilité réduite. Ni les amphithéâtres, ni les labos, encore moins les salles d’études. La situation était pire à la cité des jeunes filles Aline Sitoe Diatta ex-Claudel. « Même accéder à ma chambre ou aux toilettes était un vrai calvaire. Je ne pouvais pas non plus aller au resto »., se souvient elle encore Avec un rire de dérision. C’est par la volonté d’un de ses camarades de promotion, Ibrahima Diouf, qu’elle dispose enfin d’une rampe d’accès de fortune à sa chambre. « Lorsqu’il a vu que les autorités du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar n’avaient pas l’intention de m’en construire une, il a recyclé une vieille dalle de fosse septique qui traînait et c’est ça que j’utilisais. Cela a du réveiller quelque chose au niveau de l’administration de la cité qui a demandé qu’on fixe la dalle avec du ciment ». Face à autant de difficultés, elle reprend sa première année de fac. Mais grâce à son ami Ibrahima, qui venait la chercher tous les matins à Claudel et la ramenait, elle n’a pas lâché. Presque tous les étudiants de la fac de médecine s’y sont également mis. Pendant 8 ans, ils portaient son fauteuil roulant d’étage en étage pour lui permettre d’assister à plus de cours possibles. Et Coumba Diouck ne les a pas déçus. En 2016, elle devient docteur en pharmacie. Sa thèse intitulée « Contribution pour une meilleure compréhension des préparations en milieu hospitalier » séduit les membres du jury qui lui décerne la mention « Très honorable avec félicitations du jury ». « De plus en plus d’hôpitaux abandonnent les préparations médicamenteuses et se contentent d’acheter et de distribuer des médicaments alors que l’idéal aurait été d’adapter les médicaments à chaque patient comme le permettent les préparations » nous dit elle.
Depuis février 2017, elle a été recrutée dans la fonction publique mais attend toujours son ordre d’affectation. En attendant, elle est prestataire au Centre Talibou Dabo. Mais cette passionnée de recherches rêve de reprendre les études, cette fois-ci en France. « Je voudrais travailler sur la prise en charge des enfants handicapés ». Et pour réaliser ce rêve, elle espère que des bonnes volontés l’aideront à obtenir une bourse d’études.
Pour son courage, son optimisme à toute épreuve et surtout pour avoir donné à un pays tout entier la preuve que Le handicap n’était pas une fatalité qui confinait à la mendicité, Coumba Diouck est notre SUPER LADY de la semaine.

Ndourette

Texte publié sur facebook en janvier 2018

Après Parenterus, une autre usine de médicaments va démarrer ses activités avant la fin de 2019

Après Parenterus, une autre usine de médicaments va démarrer ses activités avant la fin de 2019

Notre compatriote le Docteur Kaoussou Sylla emboîte le pas à Docteur Ka de Parenterus en se lançant dans l’industrie pharmaceutique avec la construction au Sénégal d’une usine de médicaments génériques.

La société West Pharm et son partenaire financier tunisien ont signé ce mardi une convention pour la construction d’une industrie pharmaceutique au Sénégal. C’est le SG du MSAS qui a présidé la cérémonie. Après s’être félicité de voir ce projet porté par un compatriote, Monsieur Alassane Mbengue a listé les avantages liés à l’installation d’une telle entreprise: le développement de l’industrie pharmaceutique locale, l’augmentation de la production locale, la diminution des importations, la lutte contre la contrefaçon et les faux médicaments, la création d’emplois.

Le SG du MSAS a réitéré l’accompagnement des services du ministère pour la réalisation de ce projet. Pour le promoteur Dr Kaoussou Sylla, médecin en France, l’accessibilité des médicaments, la dépendance aux importations et le coût final justifient son désir d’implanter cette usine pharmaceutique. Grâce à cette industrie, le Sénégal sera armé et fera face aux maladies transmissibles et chroniques en anticipant sur les problèmes de santé. D’un montant de 14 millions d’euros soit 9 milliards de francs CFA, l’unité va démarrer au plus tard en Décembre 2019 et produira dans un premier temps des solutés injectables, ensuite des comprimés.

Source: Cellule de com du MSAS

Parenterus: « le grand bond en avant » du Sénégal

Parenterus: « le grand bond en avant » du Sénégal

Le Premier Ministre, en compagnie du Ministre de la Santé et de l’Action sociale a inauguré ce mardi à Bayakh (Thiès), l’usine Parenterus, spécialisée dans la fabrication de produits pharmaceutiques pour un coût global de 9 milliards de FCFA. Ce joyau industriel, est une usine qui fabrique des solutés de perfusion dans la première phase de son exploitation.

Cette industrie pharmaceutique qui s’étend sur une superficie de 2500 mètre-carrées est en mesure de produire « 2000 flacons de perfusions par jour, soit en moyenne 12 millions de flacons dans l’année », selon son promoteur, Docteur Ibrahima Ka. Parenterus va non seulement régler les problèmes de stock et pénurie dans son domaine, mais au-delà des besoins du pays, l’usine va exporter dans la sous-région, une première saluée vivement par le Premier Ministre.

Dr Ka, par ailleurs pharmacien de formation, a aussi indiqué qu’une telle capacité de production, combinée à la proximité des grands axes de circulation, « autorise à proposer des livraisons personnalisées assurant aux clients une gestion de leur stock en temps réel sans risque de rupture ».

 En termes d’emploi, le promoteur indique également que cette phase de démarrage nécessite une main d’œuvre estimée « à une trentaine de salariés ». Il a rappelé que pour un fonctionnement en plein régime, « cet effectif sera porté à une centaine dont une majorité parmi la population de Diender », la localité abritant l’usine.

Dr Ibrahima Ka a souligné que ces bâtiments industriels abritent les équipements les plus « récents » et les plus « sûrs » pour la fabrication de solutés stériles, annonçant également une deuxième phase consistant à la fabrication « d’antalgique » et « d’anti-infectieux », toujours en perfusion.

 Au-delà du ministre de la Santé et de l’Action sociale, les partenaires techniques et financiers contributeurs à ce projet notamment le Fonds souverain d’investissement stratégique (FONSIS) et la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) ont également pris part à cette cérémonie d’inauguration.

Usine de médicaments Parenterus

Sources : APS & Cellule de com MSAS

Syndicalisme: le SAMES crie à l’injustice

Syndicalisme: le SAMES crie à l’injustice

Le Comité Exécutif National (CEN) du Syndicat Autonome des Médecins du Sénégal (SAMES) s’est réunit ce samedi 12 Janvier 2019 à Thiès. Durant cette conclave, le SAMES est revenu sur bien des questions.


Ainsi, le manque de concertation dans la gestion des ressources humaines à été décrié. En effet, le SAMES a fait savoir que les dernières nominations de directeurs d’hôpital ont remis en cause les acquis dans la gestion des ressources humaines surtout au niveau central. Selon toujours Docteur Boly Diop, le secrétaire général du syndicat, ce manque de concertation se voit aussi dans la mutation des agents au niveau district sanitaire.

Sur un autre volet, le SAMES a souligné le défaut d’application du décret octroyant l’indemnité de représentation médicale par certaines administrations notamment par certains hôpitaux et collectivités territoriales. Anisi, le SAMES invite ces derniers à régulariser la situation de des agents concernés à l’instar de leur pairs de la fonction publique.

Par ailleurs, le CEN s’est prononcé sur les contrats de travail dont bénéficient certains agents notamment les jeunes collègues qui sont entrain d’être exploités. Le SAMES dénonce ces contrats plongent les agents dans la précarité et s’engage à porter le combat pour mettre un terme à de telles pratiques. Le CEN invite les différents acteurs, l’ordre des médecins notamment, à prendre leurs responsabilité face à cette situation.

Enfin, le SAMES a apporté son soutien ses camarades qui sont victimes d’attaques de la part de leurs subalternes alors qu’ils ne font qu’appliquer les instructions de la tutelle selon le SG Dr Diop. Il demande à ses collègues de ne pas se ployer nonobstant la nature du contrat qu’ils peuvent avoir.

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